Uber et Cabify contre les taxis: mobilité intenable à Séville

La tension par l’irruption d’entreprises comme Uber ou Cabify se vie dans plusieurs villes, mais à Séville il se rajoute le conflit depuis deux décennies pour les clients de l’aéroport.

Une Feria d’Avril cette année plus longue que jamais, la première avec des sociétés ayant des licences VTC au Réal, et que se sont les jours les plus rentables de l’année, forment un nouveau scénario pour les problèmes entre les VTC et les taxis.

Seville était déjà un terrain miné et a terminer par éclater avec l’irruption du nouveau modèle d’affaire des entreprises comme Uber et Cabify, car ils suposent plus de concurrence pour transporter des passagers dans une ville avec un conflit entre les propres chauffeurs de taxi pour le contrôle de la zone des taxis de l’aéroport, discutant depuis plus de deux décennies.

Neuf véhicules de Cabify, qui a renforcé sa flotte dans la ville pour la Feria d’Avril, ont été brûlés et la Guardia Civil soupçonne qu’il s’agit d’un incendie intentionné. L’enquête est toujours en cours, mais dans la ville il est impossible de ne pas se souvenir du conflit en raison du monopole de la part d’un groupe de chauffeurs de taxi sur les trajets depuis l’aéroport, qui depuis des années a causé non seulement des incidents avec les autres taxis, mais même avec le bus qui fait le même itinéraire à des prix populaires.

Il est arrivé qu’en pleine Feria d’Avril, quand les queues d’ attente pour attraper un taxi au parc des expositions sont infinies et voir un taxi libre dans un autre point de la ville est très peu probable, ce qui donne une idée de l’argent que peuvent donner ces services. Le maire de Séville, Juan Espadas, condamné en déclarations à la Cadena SER les faits et il a été le premier à insinuer un lien lorsque qu’il confié que les responsables, “avec des intérêts très clairs et concrets”, reçoivent “la punition qu’ils méritent”.

Pendant ce temps, le représentant municipal de la ville de C’s, la formation la plus insistante en exigeant la fin à ce problème dans la ville, lui exige qu’il “ne passe pas la balle”. Sur ce sujet , Javier Millán, même si il a reconnu que l’enquête suit son cours, il a également souligné: “Il faut un effort pour que cette entreprise puisse exercer la libre concurrence à l’égard du taxi ou tout autre opérateur qui vient”.

Ce n’est pas du hasard. Tout d’ abord, parce qu’il se produit après une semaine de manifestations des taxis contre ces opérateurs. Et deuxièmement, parce que ce n’est pas la première fois, bien que se soit le fait le plus grave jusqu’à aujourd’hui. Dans les garajes des concessionnaires des marques les plus utilisées par Cabify, ils confirment immédiatement que les services de carrosserie et peinture pour cette entreprise sont constants depuis qu’elle a débarqué à Séville en Septembre de 2016.

Comme il est présent à Madrid, Málaga, Barcelone et Valence, où ils ont eu “des problèmes spécifiques, mais aucun comme à Seville”, selon leurs responsables. “Nous sommes victimes d’attaques menées par des secteurs qui se considèrent menacés par le progrès et l’ innovation fournis à la mobilité par Cabify”.

La Fédération Espagnole du taxi (Fedetaxi), qui regroupe environ un 70% de ce secteur, s’est également précipité à publier une déclaration de condamnantion. “Des personnes causant les faits de la nuit dernière n’ont pas de place dans aucun secteur, ni dans la même société”. De l’autre côté, l’Union Nationale des véhicules VTC (Unauto), la principale de ce secteur, a émit une déclaration contre un incendie “ provoqué » et qui “a menacé des maisons à proximité” et ses habitants, en plus du chauffeur du dixième véhicule qui a réussi à le sauver des flammes.

Tout cela dans un contexte où la Mairie de Séville a été obligé cette année d’augmenter les agents de la Police Locale pour tenter de mettre fin à un problème qui nuit l’image d’une ville qui vit du tourisme. La vérité est que depuis Janvier dernier, le secteur des VTC accumule une cinquantaine de plaintes, après que ses chauffeurs aient subi des dommages présumés, des menaces ou des contraintes qu’ils attribuent à ces taxis. D’autre part, il y a 39 plaintes de la Police Locale contre les chauffeurs de VTC, en particulier formulées par les taxis. La résolution de ces dossiers est toujours en suspens.

Pendant ce temps, l’enquête promue par la Brigade d’ Information de la Police Nationale aux alentours de l’ aéroport, a donné lieu à un total de 27 taxi enquêtés de contraintes présumées, menaces et dommages. Plus précisément, deux chauffeurs de taxi ont été placé en garde  à vue en mars dernier, et s’ajoutent aux diligences déjà réalisées par le même dispositif avec la prise de déclaration à 25 autres, certains d’entre eux comme témoins et d’ autres en qualité d’enquêté non détenus. Solidarité du Taxi, l’association du secteur qui contrôle ceux qui se rendent à l’aéroport, n’a pas tardé à dire que “90%” de ces 27 “ne fait pas partie” d’elle.

Le Conseiller pour la Sécurité et la Mobilité, Juan Carlos Cabrera, nie qu’il “existe un conflit” dans le secteur et insiste sur le fait que “seulement les recettes irrégulières sont donnés, comme dans d’ autres villes”, mais lui même s’est vu obligé à se réunir avec le directeur de l’aéroport, Jesús Caballero, pour essayer de trouver des solutions. Pour le moment, ils ont convenu de fournir à l’aéroport un espace limité pour les VTC, disposer d’un registre des véhicules autorisés pour cette activité et de placer des panneaux d’informations avec les tarifs des taxis et de la ligne de bus.

De même, le conseiller insiste sur le fait que les contrôles sont les mêmes pour les chauffeurs de taxi que pour les VTC, en référence à ceux qui l’ont accusé de regarder de l’autre côté, entre d’autres choses parce qu’auparavant il a été le premier directeur de l’Institut Municipal du Taxi. De plus, le Consistoire rappelle qu’en Avril dernier, la Police Locale a immobilisés en peu de jours deux taxis qui ont fourni le service sans la révision obligatoire.

La guerre avait commencé beaucoup plus tôt

Ça pour le problème avec les VTC, parce que la guerre entre les propres chauffeurs de taxis ne la reconnait pas le socialiste, comme on a lu ci-dessus. Sur ce front est l’association Foro Taxi Libre face à Solidaridad del Taxi en continus reproches.

La troisième association, Union du Taxi, défendé avant les quarts rotatifs pour garantir que tous les taxis aient le même droit de fournir le service sur une route qui laisse les meilleures courses, et en ce moment est soumis à des frais d’environ de 30 euros. Mais maintenant il ne partage pas ce modèle.

Le fait est que dans les deux derniers mois ont eu un certain nombre de faits qui montrent que la lutte est loin d’ être résolu. D’ une part, la mairie a rejeté une motion proposée par C’s pour la célébration dune consultation entre les chauffeurs de taxis de la ville, sur la mise en œuvre ou non d’un quart rotatif, comme celle qui s’est fait en 2001 et où il a remporté une victoire écrasante le oui jusqu’à ce que la mairie de Séville a cédé à la pression et a laissé mourir la formule.

Elle a été rejetté par le vote contraire du PSOE et du PP, qui ont clarifiés qu’ils ne s’opposent pas à la consultation, mais qu’ils devaient se posicionner d’ abord  l’Institut Municipal du Taxi. Et ce corps, en plus des groupes politiques sont présents UGT, les consommateurs et les deux principales associations du secteur, Union du Taxi et Solidarité du Taxi, ont voté contre.

La deuxième chose qui est arrivé c’est la démission du président Foro Taxi Libre, Juan Martín Caparrós, implacable jusqu’à présent dans la lutte contre ce qu’il appelle la “mafia” à l’aéroport. La raison? “La situation insupportable d’ harcèlement”, sa maison avait été peinte pour la énième fois et “le ralentissement”de son travail. “C’est insupportable. Nous payons une licence à la Mairie de Séville, mais nous ne pouvons pas aller travailler à l’aéroport”, a insisté le jusqu’à récemment chef d’une organisation avec 226 membres et qui, cependant, n’a pas de siège à l’Institut Municipal du Taxi, qui contrôle plus de 2000 licences dans la ville.

Alors que le gouvernement local ne termine pas le respect à la légalité, les chauffeurs de taxis ont frappé à la porte de la Junta de Andalucía. Les principales associations de taxis se sont réunis avec le directeur général de la Mobilité, Rafael Chacón, pour répondre à un engagement à la “coexistence pacifique” entre ces professionnels et les entreprises VTC, vu qu’ils insistent sur le fait qu’ils ne veulent virer personne, « seulement que la loi se respecte”. Entre autres chauses, la Junta de Andalucia médite imposer l’utilisation de distinctifs pour identifier clairement les VTC.

“Le Parti socialiste n’ose pas prendre le taureau par les cornes”, a déclaré le conseiller de IU Daniel González Rojas. “Le gouvernement de Juan Espadas couvre ses yeux au monopole privilégié pendant des années par l’inaction des différents maires” apostille depuis C’s Javier Millán.

La préocupation de ce problème s’est répandu. Depuis la Confédération des Entrepeneurs de Séville (CES) a récemment publié une déclaration de soutien aux entreprises comme Cabify ou Uber dans le “libre exercice” de sa société. De plus, la CES est convaincu que si un jour se développe la connection ferroviaire promise avec l’aéroport, ce problème sera résolu, convaincu la patronale que le train n’aura pas de sabotages comme a déjà souffert de le bus, qui en plus n’est pas un moyen de transport aussi rapide.

De même, des associations comme sevillasemueve et Iniciativa Sevilla Abierta se sont joints à un manifeste contre certaines pratiques du taxi. “ Les sévillanos, qui cette année vont dédier 818.157 euros de nos impôts pour sauver les licences de taxi, dont la subsistance dépend souvent du tourisme et des services, que nous nous efforçons tous les jours pour offrir le meilleur visage de Séville, ne méritent pas qu’un petit groupe mais bien organisé de mauvais professionnels jettent tous par terre afin de remplir leurs poches avec des pratiques illégales. Ce type de groupes de contrainte sont inadmissibles dans une société démocratique et décente »..

Source: eldiario.es/andalucia.

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